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Foire aux Questions

Définition et Abréviation

AMP : Assitance médicale à la procréation

PMA : Procréation médicale assistée

Fécondation In-Vitro

Les démarches

Quand parle-t-on de stérilité ?

On parle de stérilité lorsque le couple a eu des relations sexuelles régulières, fréquentes et non protégées pendant au minimum deux ans.

Un couple normalement fertile et n'utilisant aucune contraception a un taux de "réussite" pour avoir un enfant qui varie entre 15 et 25 % par cycle. Il est donc important de comprendre que faire un enfant peut prendre du temps, parfois 2 ans.

Cette “règle” des deux ans varie en fonction du contexte : elle est valable dans le cas d’un couple jeune sans antécédent particulier. Si une pathologie est connue au sein du couple, si la femme a plus de 35 ans (âge à partir duquel la fertilité féminine diminue fortement) ou en cas d’antécédents familiaux, la consultation peut être plus précoce.

L'AMP n'est pas utilisée dans tous les cas de stérilité. Certaines causes sont en effet traitables par la chirurgie (dans le cas d'une varicocele ou d'une imperméabilité des trompes par exemple).

Le médecin traitant ferra un premier bilan de façon à éliminer les causes classiques de stérilité, et de vérifier que cette infertilité est bien réelle. Les examens concernent à la fois l'homme, la femme et le couple dans sa globalité. Ensuite, si le couple relève de l'AMP, le médecin l'adresse soit à un gynécologue pour explorations plus approfondies, soit directement à un centre d'AMP.

Après un bilan complet de la fertilité de l'homme et la femme, votre médecin choisira la technique d'AMP adaptée à votre cas.

Quelles démarches entamer lorsque bébé ne vient pas ?

Votre gynécologue ou votre médecin traitant sera votre interlocuteur privilégié.

Il est à même de répondre aux diverses questions que vous vous posez et de prescrire les examens nécessaires au bilan d’infertilité. La prise en charge en AMP est ainsi adapté à chaque couple.

Quelles sont les conditions pour s’engager dans une procédure d’AMP ?

La loi française impose 2 règles : le couple (un homme et une femme) doit être en âge de procréer et marié ou en mesure de justifier d’au moins deux ans de vie commune.

La mise en oeuvre de l’AMP n'est indiquée que dans les cas suivant
• le couple se trouve confronté à une infertilité médicalement constatée
• pour éviter la transmission d’une maladie grave à l’enfant ou à l’un des membres du couple.

Les établissements doivent être autorisés pour exercer l'AMP.

Combien ça coûte ?

Aujourd’hui, après un accord préalable, l’assurance maladie prend en charge les cycles d’AMP dans un maximum de 6 inséminations artificielles et quatre tentatives de fécondations in vitro (avec ou sans micromanipulation), jusqu’aux 42 ans révolus de la femme.

N'hésitez pas à demander précisément le coût à votre médecin en charge de l’AMP et à questionner votre mutuelle sur sa participation.

Peut-on recourir à une AMP lorsque l’infertilité reste inexpliquée ?

Les infertilités qui restent inexpliquées, malgré un bilan complet, concernent environ 10 à 20 % des couples ayant des difficultés à concevoir un enfant.

Dans ce cas, l’équipe médicale peut tout de même proposer au couple une insémination artificielle ou une FIV. En 2002, 20 % des FIV classiques et 14 % des ICSI ont été réalisées pour des infertilités sans cause décelable. En outre, dans le cas d’une infertilité inexpliquée, la FIV peut également jouer un rôle diagnostique. Il arrive en effet que l’on découvre au cours de la procédure des anomalies passées jusque-là inaperçues (comme, par exemple, des spermatozoïdes non fécondants malgré des résultats d’examens apparemment normaux, ou des ovules anormaux).

Comment se déroule une procédure d’AMP (tests, RDV, prises de sang…) ? Est-ce contraignant ?

L’homme et la femme sont concernés par l’exploration de l’infertilité. De manière générale, après un examen clinique, le médecin prescrit au couple les examens les plus simples et les moins invasifs avant d’envisager des examens plus sophistiqués si nécessaire.

• Concernant le couple, le test de Hühner (ou post-coïtal) est un des premiers examens à faire. Il est le plus simple et le moins invasif. Effectué après un rapport sexuel, il permet de s’assurer que les spermatozoïdes remontent bien dans l’utérus au moment de l’ovulation.

• Concernant la femme, la durée et la régularité de ses cycles menstruels sont analysées. Le médecin vérifie également que les ovaires et l’utérus ne présentent pas d’anomalies, que les ovaires fonctionnent normalement et que rien n’empêche la rencontre entre les spermatozoïdes et l’ovocyte.

• Concernant l’homme, l’examen du spermogramme permet d’analyser et de connaître les caractéristiques des spermatozoïdes : leur nombre, leur mobilité, leur aspect (présence d’anomalies du spermatozoïde). On vérifie également que le sperme ne présente pas d’infection. Un test de migration et de survie des spermatozoïdes complète le spermogramme

Vivre pendant une tentative d'AMP

Comment concilier vie professionnelle et l’AMP ?

La stimulation ovarienne chez la femme est particulièrement contraignante. Des injections quotidiennes, des prises de sang et des échographies multiplient les rendez-vous, souvent fixé au dernier instant et susceptible de modifications. La gestion de l’emploi du temps apparaît donc comme la première contrainte pour les femmes, même si généralement, les hommes participent aux tentatives, encouragés en cela par les professionnels ».

Un arrêt de travail n’est pas systématiquement proposé. Les patientes peuvent demander une attestation de présence, qui ne laisse pas deviner le motif de la consultation, pour l’employeur. Pour la stimulation en particulier, il faut privilégier une période professionnelle plus calme ou prendre quelques jours de congés si cela est possible.

Peut-on continuer à avoir une vie sexuelle pendant l’AMP ?

Un timing très cadré pour les rapports sexuels avant certains examens et parfois une abstinence qui ne doit d’ailleurs pas dépasser quelques jours peuvent être demandés par l’équipe médicale. Cela peut entraîner des difficultés dans la sexualité du couple car la finalité de la sexualité devient alors uniquement procréative. Les équipes médicales peuvent aider les couples sans non plus fixer une "stratégie" rigide d'où tout romantisme serait exclu. Un accompagnement psychologique peut aider à passer ce cap.

Des études ont montré que des difficultés apparaissent dans le couple après l’annonce de l’infertilité. Ces difficultés sont d'ordre sexuel dans 20% des cas. Des difficultés érectiles transitoires peuvent apparaîtreà l’annonce de l’infertilité due anomalie du sperme.

Comment aborder l'AMP avec son entourage ?

Informer son entourage de son parcours en AMP présente à la fois des avantages et des inconvénients. Le couple doit en avoir conscience et peut se faire aider pour cela.Le regard et le soutient des proches est important, mais les couples doivent savoir prendre de la distance et se protéger de leur environnement, même bienveillant. L'entourage ne doit pas entamer la confiance du couple ni remettre en question les choix du couple notamment concernant les techniques utilisées.

Que faire après l’échec d’une tentative d’AMP ?

L’AMP n’est pas une solution miracle et la médecine ne peut pas tout. L’échec est toujours possible et, dès le commencement du parcours d’AMP, il faut l’envisager avec les couples. Les couples peuvent s’ils le souhaitent demander de l’aide auprès du psychologue ou du psychiatre du centre d’AMP. Le recours à un psychologue ne remet pas en cause la procédure d’AMP.

Les aspects médicaux

L’AMP a t’elle des conséquences sur la santé de l’enfant à naître ?

La médecine dispose aujourd'hui d'un recul de plus de 20 ans concernant la fécondation in vitro et de plus de 15 ans pour la technique de l’ICSI. Aucune étude n’a montré de conséquences sur la santé des enfants différentes que lors d’une grossesse naturelle.

On constate plus de naissance d’enfants prématurés chez les bébés conçus par FIV que dans la population générale (9% contre 6%). Cela s'explique entre autre car les mères sont en moyenne plus âgées. Le médecin en charge de suivre la grossesse connaît ces risques et saura redoubler de vigilance sur ce point.

Les techniques

Quelle technique d’AMP est la plus efficace ?

Il n’y a pas de technique plus efficace qu’une autre mais des choix adaptés en fonction de la situation du couple.

Le choix d’une technique d’AMP dépend de la cause de l’infertilité et de l’histoire du couple. Un bilan médical, concernant à la fois l’homme et la femme, est ainsi systématiquement réalisé avant toute décision d’AMP. Le médecin en charge du couple pourra alors proposer la solution la plus adaptée à la situation.

l’insémination artificielle (IA)

Les spermatozoïdes du conjoint ou d’un donneur, au préalablement prélevés, sont injectés directement dans l’utérus de la femme chez qui l’ovulation a été provoquée hormonalement. Le taux de réussite est compris entre 10 et 25% selon le site Internet la passerelle, relais d’informations sur la stérilité ;

le transfert intra-tubaire des gamètes (GIFT : Gamete Intra Fallopian Transfert)

Les gamètes (spermatozoïdes et ovule) des conjoints (ou donneur) sont placés dans la trompe de Fallope, la fécondation se passe in utero

la fécondation in vitro et transfert d'embryons (FIVETE, abrégé FIV)

Les gamètes (spermatozoïdes et ovules) sont mises en présence dans une boîte de culture ou un tube puis l’embryon ainsi obtenu est transféré dans l’utérus (avec un taux de réussite de 20 à 25%)

l’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde (ICSI)

Un spermatozoïde unique est sélectionné et transféré directement dans un ovocyte (obtenu grâce à une pipette de contention). L’embryon est ensuite transféré dans l’utérus (taux de réussite de 23%)

Quelques chiffres

Le rapport annuel 2010 de l’Agence de la biomédecine, rendu public, présente l’état des lieux de l’assistance médicale à la procréation.

Quels sont les taux de réussite d’AMP ?

Les chiffres varient du taux de réussite varient d’une situation à l’autre. On peut cependant constater que :

• En 2007, les différentes techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) ont permis la naissance de 20 657 enfants (soit 2,5% des naissances en France), dont 6% en ayant fait appel à un don de spermatozoïdes ou d'ovocytes.

122 056 tentatives d'AMP ont été faites pour parvenir à ce résultat: 54 618 inséminations artificielles et 67 438 cycles de fécondation in vitro (FIV, ICSI et TEC)

Source : Agence de la biomédecine